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L’expert : l’image - celle que doit donner l’expert de son métier...

dimanche 28 janvier 2007, par Jean Claude Méret

L’expert doit donner de lui une représentation d’équité dès qu’il est désigné.

Le statut des experts ne suffit pas à faire en sorte que le technicien possède les aptitudes nécessaires à l’accomplissement de toutes les missions qui pourraient lui être confiées.

Il est nécessaire qu’il envisage lors de chaque désignation, s’il est bien l’homme de l’art idoine pour accomplir les opérations d’expertise pour lesquelles il est pressenti.

Cette image d’équité, l’expert va la donner dès qu’il est commis dans une recherche de transparence à l’égard des parties, qui lui impose de vérifier qu’il est effectivement apte à mener les investigations qui lui sont confiées et qui l’oblige à déclarer dans les formes les plus appropriées qu’il est indépendant vis-à-vis des parties et insusceptible de partialité dans l’affaire en cause.

Sa déclaration d’indépendance s’inscrit dans une démarche de loyauté, l’expert informant le juge et les parties de l’absence de liens éventuels avec l’objet de l’expertise, ou de lien susceptible de compromettre sa neutralité.

Le rôle des apparences a été souligné par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt de Borgers, en énonçant :

« chaque partie doit avoir la possibilité raisonnable d’exposer sa cause dans les conditions qui ne la désavantagent pas d’une manière appréciable par rapport à la partie adverse »

En conséquence, l’expert doit encore projeter une image d’équité lors de l’ exécution de la mesure d’instruction.

A cette fin, le technicien doit afficher une méthodologie claire et ordonnée qui sert de guide à la progression intellectuelle des opérations.

Les parties savent où va le technicien et sa démarche leur apparaît cohérente, et même si elles n’y adhèrent pas, elle la comprennent.

Par ailleurs, il lui appartient d’inciter les parties à s’investir dans la recherche de la vérité technique.

Cette méthodologie intelligible et rationnelle, retranscrite dans le rapport, confère à l’expert une légitimité technique et scientifique aux yeux des parties.

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Nous adhérons parfaitement a cette analyse qui dépeint parfaitement l’attitude de l’expert judiciaire

Seulement le monde de l’expertise automobile connaît aussi les experts qui œuvrent pour le compte des compagnies d’assurances, ils doivent bien entendu se rapprocher au mieux de cette déclaration, mais ils rencontrent malgré eux certaines contraintes latentes par la surveillance statisticienne des compagnies, et les pressions obscures qui régissent le monde de l’assurance donc de la finance.

Enfin nous rencontrons les experts qui acceptent d’ œuvrer pour le compte de demandeurs privés dans le cadre de la mise à jour d’un défaut de réparation, de conception, d’utilisation, voire d’une récurrence d’un défaut caché ou d’une recherche de causes pour un incident ou un accident.

Ces experts ont à démontrer et à maîtriser encore plus de qualités, car s’il doivent garder leur totale indépendance vis à vis de toutes les parties concernées, ils ont néanmoins à apporter leur compétence à un demandeur qui paie leur acte et leur savoir technique pour obtenir si faire se peut un résultat satisfaisant dans sa gestion d’un litige.

C’est pourquoi, une expertise privée ne peut être traitée valablement par un service d’expertise accident avec un expert qui effectue des tournées et qui subi la loi du rendement.

Elle doit faire suite à un entretien avec le donneur d’ordre afin de pouvoir appréhender conformément toutes les difficultés à venir pour en estimer le juste coût.