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La rupture de la courroie de Distribution

lundi 1er mars 2004, par Jean Claude Méret

La courroie de distribution permet la mise en œuvre du diagramme de distribution. Ce diagramme assure les cycles moteurs et par la même le fonctionnement des quatre temps moteur.

Elle fait la liaison entre le vilebrequin, l’arbre à cames, la pompe à injection etc...

La rupture de cette courroie, est souvent dramatique pour l’état du moteur car les soupapes viennent percuter les têtes de pistons et les dégradations peuvent être extrêmement importantes.

Aussi il convient d’accorder à cet élément, toute l’attention nécessaire et de respecter à la lettre les préconisations du constructeur.

Il faut noter de plus que dans la même marque, les préconisations sont parfois très différentes d’un véhicule à l’autre.

On connaît des fréquences qui vont de 60 000 kilomètres jusqu’à 240 000 kilomètres.

Comment pouvoir alors expliquer à l’utilisateur de pareils écarts.

Les technologies actuelles notamment pour les injecteurs pompes produisent des effets de couples ainsi que des phénomènes vibratoires destructeurs relatifs aux pressions d’injections qui sont souvent de 2050 bars.

La courroie est évidemment apte à résister mais les galets tendeurs et leurs fixations ont bien du mal à encaisser ces vibrations. Le damper, poulie anti-vibrations et son clavetage sur le vilebrequin ne passent pas non plus très bien l’événement.

La courroie est essentiellement composée de fibres de verre et de kevlar, entoilée et noyée dans un caoutchouc “haute température”, la courroie crantée est aussi performante que la chaîne qu’elle a largement supplantée,

La casse est due à un élément défectueux ou à un manque de suivi ; grippage du galet tendeur ou de la pompe à eau, défaut de contrôle lors des révisions générales, dépassement de la date de remplacement, défaut de conception du moteur.

La courroie de distribution craint en particulier les fuites de liquides, et l’environnement dans lequel elle se situe.
En effet si le joint spi de vilebrequin et/ou d’arbre à cames fuit, l’huile suinte et enrobe la courroie, les poulies et les galets s’échauffent, destruction des caoutchoucs et casses s’ensuivent.
La pompe à eau, sertie d’origine, peut se dessertir et occasionner une fuite de liquide de refroidissement : corrosion à court terme des poulies, galets, puis casse de la courroie.
Enfin, à proximité, la courroie d’accessoires (qui entraîne le compresseur de climatisation, l’alternateur, la pompe de direction assistée...) est dotée d’une durée de vie moins grande.

Elle peut s’effilocher, casser et venir perturber brusquement le trajet de la courroie de distribution.

Conséquence dans tous les cas : la casse de la courroie de distribution entraîne des dégâts parfois irréversibles au moteur.

C’est pourquoi, la casse d’une courroie de distribution est toujours un événement grave pour un utilisateur.

Il est toujours difficile de faire admettre au réparateur, surtout s’il représente la marque, que cet incident peut être imputé soit au véhicule soit aux travaux récemment effectués.

Dans un pareil cas l’intervention d’un expert en automobile est vivement à conseiller. Lui seul sera apte à vous indiquer la vérité sur les faits, et les causes réelles pour un incident qui n’est pratiquement jamais le fait de la conduite elle même.