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Pollution par les véhicules automobiles

samedi 5 novembre 2011, par Expert conseil Problemauto

POLLUTION OVE (observatoire des véhicules d’entreprise)

La pollution produite par les véhicules automobiles est un vaste sujet que le journaliste Jean Luc MOREAU généralise remarquablement sur le journal de L’Observatoire Véhicules Entreprise

Ces gaz qui nous enfument :

Concernant l’automobile, il existe pour le moment 5 types, ou plutôt cinq familles de polluants réglementés pour l’homologation de véhicules particuliers en Europe :

* ( CO) monoxyde de carbone

* (NOx) oxydes d’azote

* (HC) hydrocarbures imbrulés

* (NMHC) hydrocarbures non méthaniques

* (PM) Particules

mais il en existe d’autres, aussi peu fréquentables, comme l’ozone (O3) - le protoxyde d’azote (N2O)

CO monoxyde de carbone : Gaz incolore, inodore, insipide, plus léger que l’air et toxique.
Il survient lors de la combustion incomplète contenant du carbone.
C’est le cas dans les moteurs où par principe, la combustion s’effectue avec un excès de carburant par rapport à l’oxygène.

Au démarrage, quand le moteur est encore froid ou quand le moteur tourne au ralenti, les émissions sont maximales.
Quand le régime moteur augmente les émissions de CO diminuent (mais les émissions de NOx augmentent).

HC hydrocarbures imbrûlés  : ils sont constitués d’atome de carbone ( C ) et hydrogène (H) .
Parmi les hydrocarbures, on compte les composés organiques volatils, ou COV, dont font partie les solvants.

Leur présence dans les gaz d’échappement a plusieurs origines :

* transfert direct lors du croisement des phases d’admission et d’échappement ;
* combustion incomplète parce qu’elle a été trop lente ou a démarré trop tard ;
"qualité" insuffisante du mélange soit lors du démarrage, soit lors des variations transitoires de la charge moteur.

Ils participent à la formation de l’ozone.

NMHC hydrocarbures non méthaniques ils n’ont été pris en compte qu’avec la norme antipollution EURO 5, il s’agit de composés organiques volatils composés uniquement de carbone et d’hydrogène comme - les alcanes - alcynes - benzène - toluène …

Les émissions varient beaucoup en fonction des phases de fonctionnement du véhicule.
Elles sont beaucoup plus fortes :

a froid - lorsqu’il fait chaud - en ville - à faible vitesse ( elles augmentent exponentiellement lorsque la vitesse diminue) - sur un véhicule âgé ( moteur usé, perte d’efficacité du catalyseur)

A l’arrêt ils peuvent aussi se former par : la respiration du réservoir - l’arrêt moteur chaud avec élévation de la température de carburant.

Ils participent aussi à la formation de l’ozone.

NOx Les Oxydes d’ Azote avec un tueur le NO2 ou dioxyde d’azote .

Ils se forment lors des processus de combustion. Plus la température et la pression s’élèvent, plus ont génère de NOx.

PM les particules ce terme englobe en fait de multiples éléments ayant des propriétés physico-chimiques très différentes.

Les particules atmosphériques (impliquées dans la pollution) peuvent être soit d’origine naturelle soit d’origine humaine. On les classe en trois catégories :

* PM10 Particules de diamètre aérodynamique inférieur à 10 microns ;
* PM 2.5 Particules de diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 microns (+ danger)
* PM 2,5-10 Particules de diamètre aérodynamique compris entre 2,5 et 10 microns, dites particules grossières.

Pour les particules naturelles, leur origine est volcanique, saline, organique (bactéries, acariens,moisissures,…)
Si elles sont dues à l’homme (anthropiques), elles résultent de la combustion et des transports, elles se composent alors d’un matériau carboné (suie) engendré lors de la combustion.

Ces suies absorbent alors des hydrocarbures imbrûlés, des dérivés oxygénés (cétones, esters,aldéhydes, lactose, éthers, acides organiques) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) accompagnés de leur dérivés nitrés minéraux (SO2,sulfates…) et métalliques.

C’est évidemment l’ensemble qui fait la toxicité des particules.

0 3 l’ Ozone ce gaz bleu pâle qui, dans la haute atmosphère, nous protège des UV émis par le soleil est en revanche un polluant dans la troposphère (surface du globe) doublé d’un puissant gaz à effet de serre.

Il se forme à partir de l’oxygène de l’air, d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures sous l’effet d’un ensoleillement suffisant.

Grosse responsabilité de l’automobile dans sa production car les NOx et les hydrocarbures imbrûlés proviennent essentiellement des véhicules essence (HC) et des diesels (NOx)

N2O Protoxyde d’azote ce gaz dit hilarant est un gaz à effet de serre.

Les catalyseurs trois voies montés sur les voitures à essence sont majoritairement responsables du phénomène et les normes nouvelles ne feront qu’augmenter la production ….

CO 2 dioxyde de carbone qui est devenu la star des polluants, il demeure opérant dans l’atmosphère sur 200 ans ???

EN CONCLUSION

Le problème de la pollution atmosphérique par les véhicules est loin d’être réglé.

Il est impossible de dépolluer totalement un moteur thermique.

Lorsque l’on neutralise un gaz on en crée invariablement un autre,
parfois le remède est pire que le mal , comme le NO 2 généré en masse par les filtres à particules sans additifs !!

Les émissions de CO2, affichées par nos voitures ?? outre le fait qu’elles sont sous-estimées par une procédure d’homologation laxiste, elles ne reflètent en rien l’impact réel des véhicules thermiques en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Ainsi une voiture donnée pour 110 g/km de CO 2 devrait au moins afficher 220 g/km d’équivalent CO2 !!

Attendons la voiture électrique pour analyser ses productions indirectes qui devraient tout de même présenter un meilleur résultat.